Francine GUCKERT – Roulez tambours – Poésie

ROULEZ TAMBOURS

Quand le dernier jour de l’hiver se meurt

Au crépuscule de l’ultime soir,

La nuit répand sur lui sa coulée d’encre,

Recouvrant toutes choses d’une chape noire.

C’est la fin d’une saison.

Plus la moindre couleur, plus la moindre respiration ;

La lumière a sombré dans l’opacité des ténèbres

Figeant la vie sur un catafalque de silence.

Mais soudain, sortie du tréfonds de l’âme du monde,

Une onde mystérieuse déchire le voile de la nuit

Et sur la crête des vagues, une flamme encore vacillante

Danse à l’horizon et se mire dans la création

Suivie d’une multitude d’autres fulgurances de lumière

Qui s’avancent en procession portant l’ostensoir du soleil.

Une aube nouvelle allume dans le ciel des bouquets de promesses

Tandis que la terre pénétrée de chaleur, s’habille de fleurs

Pour célébrer, au passage du temps, le miracle renouvelé de la vie.

« Flûtes, harpes, hautbois, gambes et violons,

Jouez vos musiques de lumière ;

Poèmes, gravez vos rimes sur les murs de pierre,

Faites lever dans les cœurs le ferment de l’espérance ;

Parfums, rehaussez de vos fragrances l’essence de la beauté.

Roulez tambours car le printemps est de retour.

Par sa clarté tour à tour légère et éblouissante,

Il conduit la nature vers des lendemains qui chantent ».

Francine GUCKERT

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