Poème / Jean-Louis BEREIL

 SURVIVRE

Six milliards, dix ou quinze et pourquoi pas le triple.

Sur la Terre asséchée, pillée de tous côtés,

L’homme peut-il ainsi poursuivre son périple

Sans ouvrir grand les yeux, sans enfin s’inquiéter ?

 

 Comment donner aux gens les moyens de survivre ?

Dans cinquante ou cent ans, ils n’auront plus du tout

De travail et d’argent pour acheter leurs vivres,

De logis, d’énergies qui manqueront partout.

 

Il en sera fini des États providence.

Les foules se moquant de leur autorité

Viendront à bout des lois, de leur frêle défense

Hâtivement dressée pour leur sécurité.

 

 Avant que le chaos ne ternisse le monde,

Avant de quémander d’improbables secours

D’une mort annoncée sur notre mappemonde,

Il faut nous décider à trouver un recours.

 

 Afin d’éradiquer un destin si tragique,

Il n’y a qu’une issue si l’Homme veut durer.

Celle enfin de bâtir un programme mythique,

S’entendre et vite œuvrer pour ensemble explorer…

 

 Trouver dans l’univers la planète habitable

Apte enfin à nourrir d’autres générations,

Comme le fit la Terre, aujourd’hui incapable,

Trop usée, épuisée par tant de libations.

Jean-Louis BEREIL

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