Marc OLENINE et son roman “Godefroy Q. et ses barbares” à Metz!

Rencontre littéraire du samedi 10 novembre 2018 avec Marc OLENINE

C’ est un samedi messin bien pluvieux qui a, le 10 novembre après-midi, accueilli Marc OLENINE pour son ouvrage « Godefroy Q. et ses barbares ». (Editions Paroles de lorrains)

Animée par Nicole FAESSEL, cette rencontre fut des plus instructive pour entendre de l’auteur l’origine de cette histoire et recevoir, par là même, les quelques clefs nécessaires pour en comprendre la structure, certes atypique, mais très originale.

Marc OLENINE est né à Hayange, ville si longtemps marquée par le paternalisme de la famille De Wendel qui y maîtrisait tout, dans un climat néanmoins de grand progrès social.

Si, à son tout début, le livre semble compliqué et assez déstabilisant à aborder, appréhender les diverses entrées qu’il offre au lecteur permet rapidement de s’attacher aux trois histoires qui s’y superposent et se tressent, si complémentaires dans toutes leurs différences pourtant.

L’auteur nous transporte, d’une part , 500 avant Jésus Christ sur une colline de Hayange où, déjà, se travaillait le fer par une population, partie d’Anatolie, qui en possédait le savoir-faire.

Premier personnage, Soleman guette du haut de cette colline le passage des oies sauvages et se souvient des évènements traversés par son peuple, songeant qu’il va devoir, à nouveau, reprendre la route des migrants dans la contrainte des tragiques évènements qui se profilent pour son peuple …

Deuxième tranche de vie, celle de ce couple, victime, s’il en est,de la crise de la sidérurgie dans la crainte permanente des lendemains pour finalement, lui aussi, partir, en l’occurrence à Fos-sur-mer, dans l’espoir d’un proche avenir plus serein.

Enfin, Godefroy Q., dictateur semblable à tous les dictateurs, avec sa cour, ses exactions, la terreur qu’il propage sans fin et préparant la guerre contre les islamistes et la peur qu’ils génèrent…

Trois entrées donc au travers de trois destins et posant la question essentielle des racines, de l’exil dans la quête d’une vie meilleure commune à tant d’êtres humains hier, comme aujourd’hui et sûrement demain pour les futures générations.

Tout au long de l’ouvrage, des ponts relient sans cesse ces trois histoires, comme le signe d’un éternel recommencement, à quelque niveau que ce soit, de notre état d’éternels migrants en puissance, avec, au fond de nous, l’instinct du risque permanent de changement de vie nécessaire pour continuer de vivre tout simplement…

À l’issue de la rencontre, une séance de dédicace autour du verre de l’amitié a permis aux uns et aux autres d’échanger un peu plus entre eux et avec l’auteur sur ce livre nous ramenant simplement à la nature inhérente de l’être humain qui, selon les cas, le pousse à dominer pas tous les moyens, se battre pour survivre, ou oser l’exil pour construire sur de nouvelles fondations peut-être une nouvelle vie. G.K.

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