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Une rencontre très constructive en mairie de Metz avec Monsieur Patrick THIL, adjoint au maire à la culture, et son équipe…
Publié dans Non classé
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Lancement du Prix littéraire “Thérèse Gabriel”, abrité par la Fondation de France: roman ou récit auto-édité
Le Prix littéraire national “Thérèse Gabriel”, abrité à la Fondation de France, créée par legs, est lancé! 
La donatrice a souhaité que l’APAC en assure l’organisation. Le prix sera attribué au printemps 2022: 3000€ remis au lauréat pour auto-éditer son tapuscrit primé dans les meilleures conditions.
Vous trouverez ci-après le règlement complet et l’avis de lancement. N’hésitez pas à les partager à vos divers contacts!
Si parmi vous certains ont déjà été auto-édités sans être membres de l’APAC, vous pouvez poser votre candidature pour intégrer le jury final qui se composera de 3 journalistes, 3 libraires ou bibliothécaires et… 3 auteurs auto-édités non membres de l’association.
Contact: faessel.nicole@gmail.com ou 06 07 52 08 90
Publié dans Concours d'écriture
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10, 11, 12 Septembre 2021… 43e édition du Livre sur la place à Nancy. les auteurs auto-édités y étaient!!
Les auteurs auto-édités ont retrouvé cette année leur public sous le chapiteau des auto- 
édités offert depuis quatorze ans déjà par la ville de Nancy… et ce furent de bien belles retrouvailles pour ces 54 plumes qui, en trois jours, ont vendu 654 livres! 
Les femmes et les hommes se sont joyeusement installés sous notre chapiteau, et leurs ouvrages ont rencontré de nouveaux auteurs avides d’échanges et de découvertes… le tout dans cette belle bonne humeur propre aux divers évènements que gère avec passion l’APAC depuis bientôt 30 ans… 
Belle rentrée littéraire donc grâce au Livre sur la place, et merci au nombreux public qui s’est déplacé mais aussi, bien sûr, à la ville de Nancy et son formidable accueil! G.K.
Publié dans Manifestations
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Les auteurs de l’APAC participent au marché des saveurs et des arts de la fête de la mirabelle à Metz…
Pour la deuxième année, la ville de Metz a offert un stand aux auteurs de l’APAC à l’occasion de la 71e édition du marché des saveurs et des arts des fêtes de la mirabelle messines. 

20 auteurs ont répondu “présent” et se sont installés sur l’Esplanade les 26, 27, 28 et 29 août… Le temps fut capricieux malgré quelques belles éclaircies, la température parfois fraîche, mais la bonne humeur bien présente. Le public, certes inégal, n’a pas assombri le seul plaisir de se retrouver… et ce sont 132 livres qui ont néanmoins
trouvé un lectorat durant ces quatre jours.
Fidèle parmi les fidèles, Nicole FAESSEL est venue nous rendre visite…pour notre plus grand plaisir!
Prochain rendez-vous sur la place Carrière à Nancy les 10, 11 et 12 septembre 2021 pour la 43e édition du Livre sur la place durant laquelle 60 auteurs auto-édités membres de l’APAC et de différentes associations retrouveront leur module attitré pour la 14e année…
Nous vous y attendons tous!
Publié dans Manifestations
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Un fidèle adhérent et un ami nous a quittés au printemps…
Nous avons eu la tristesse d’apprendre la disparition d’un fidèle adhérent… Emmanuel DECROIX nous a quittés au printemps, laissant dans une peine immense son épouse Hélène, sa famille, ses proches et tous ceux qui l’ont aimé.
Parisien d’origine, juriste à la retraite et auteur, Emmanuel DECROIX était venu s’installer au milieu de la forêt du massif vosgien après une longue carrière.Il avait, avec recul, partagé, au travers de ses livres, son analyse de la société, proposant à son lectorat des pistes concrètes pour un changement qui lui semblait inéluctable. 
Je garde pour ma part, en tant que Présidente de l’APAC, le souvenir d’un homme ouvert doté d’une bonne humeur et d’un sourire permanents qui faisaient tant de bien quand on avait la chance de le connaître.
L’APAC, les membres du conseil d’administration, les adhérentes et adhérents l’ayant connu, s’associent au chagrin d’Hélène et de sa famille en cette douloureuse circonstance.
“Soyez heureux et aimants Pleurez si vous êtes tristes, mais ne gémissez pas Espérez si vous le voulez, mais ne gémissez pas Mais le mieux ne serait-il pas d’avoir la foi? Je vous aime.” Emmanuel DECROIX
Publié dans Non classé
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Nos adhérents ont édité… Agnès SIGNANI
Les trois filles de l’instit Agnès SIGNANI
Marie, Mireille, Annie, trois sœurs sexagénaires, dévoilent le parcours singulier de leurs aïeux, leur histoire familiale, l’antre de l’école dans laquelle elles ont grandi Elles relatent le vécu atypique de leur enfance, de leur adolescence et de jeune adulte. Des fragments de vie communs ou tus depuis longtemps, enfouis depuis tant d’années.
Tel un puzzle en cours de construction, elles découvrent comme par magie ce qui soudain s’affiche avec force à l’automne de leur vie: des mots sur les maux, une libération. Un périple dans le pays ardennais, mais surtout en Lorraine dans le “Pays-Haut”, lieu d’ancrage de cette famille. Un récit pathétique, intimiste, des scènes comiques, burlesques, qui constituent les ingrédients de la vie.
Les trois filles de l’instit (Editions MAÏA) Agnès SIGNANI
173 pages / 18€ / Se le procurer:
agnessignani@gmail.com / www.editions-maia.com / Librairie ” La pensée sauvage” à Montigny-les-Metz / Cultura, Fnac, Amazon…
Publié dans Publications des auteurs
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Des nouvelles de l’APAC en cette fin d’été silencieuse…
2022 sera en tous points l’année du renouveau et d’un nouvel élan pour votre association puisque, vous en avez été averti(e), je quitte mon poste de Présidente de l’APAC après 16 années de bons et loyaux services.
Avec moi, ce sont tous les membres du Conseil d’administration qui laisseront eux aussi leur poste à une nouvelle équipe pleine de projets pour les adhérents et mue d’un dynamisme qui n’est déjà plus à prouver dans la préparation de leurs nouvelles fonctions.
L’APAC va donc bénéficier d’un nouvel élan qui la portera plus en avant encore, j’en suis certaine… et nous ne manquerons pas de fêter son trentième anniversaire tous ensemble en 2022 Lors d’un événement spécial!
Malgré cette longue période de pandémie sanitaire et annulation de bien des évènements prévus, voici venu, en cette presque fin d’été, un aperçu des projets à venir de votre association…
Les 26, 27, 28 et 29 août, en réponse à la sollicitation de la ville de Metz pour la deuxième année, ce sont 20
auteurs qui prendront place derrière leur stand lors du marché des saveurs et des arts des fêtes messines de la mirabelle sur l’esplanade de Metz.
Pass sanitaire obligatoire ou test PCR de moins de 3 jours à présenter pour tout accès.
Les 10,11,12 septembre, 60 auteurs se relayeront sous le module des auto-édités du Livre sur la place, Place Carrière à Nancy. Pas plus de 24 auteurs par demi-journée. 
Pass sanitaire obligatoire ou test PCR de moins de 3 jours à présenter pour tout accès.
Le samedi 18 décembre est prévue l’organisation à Metz de l’Assemblée générale que nous espérons en présentiel au restaurant Chez la Marie comme en mars dernier. Nous passerons alors le relais à la nouvelle équipe et vous espérons nombreux à cette occasion pour la rencontrer. Un buffet sera proposée en clôture afin de nous retrouver dans une ambiance que je
pressens conviviale comme d’habitude.
Le samedi 22 janvier 2022 aura lieu la 9e édition du Livre en hiver à Metz, dans les grands salons de l’hôtel de ville, de 10H à 18H. Sophie CHERER en sera la marraine et une rencontre littéraire sera proposée autour de son superbe livre Tuer Van Gogh (Ed. L’école des loisirs). Nicole FAESSEL en assurera l’animation.
Le comité de lecture restera au repos jusqu’en janvier 2022 afin que le bilan annuel du Trésorier puisse s’élaborer et se transmettre au successeur plus sereinement, sans que des règlements ou frais divers de dernière minute ne viennent entraver sa clôture.
Les appels à renouvellement de cotisation vous seront, quant à eux, bien adressés courant décembre. Vous veillerez à bien les retourner à la nouvelle adresse, et vos règlements ne seront mis en banque qu’en janvier 2022 par la nouvelle trésorière.
Je vous transmets déjà la nouvelle page facebook mise en place par la future équipe pour information… équipe qui ne manquera pas de se présenter à vous lors de l’assemblée générale, ou par divers envois de messages à votre intention.
Https//wwwfacebook.com/apacplumesaconnaitre
Voilà donc les dernières nouvelles de votre association qui, vous le constaterez, n’est pas tout à fait au repos en ces temps incertains depuis trop longtemps déjà…
Prenez bien note de ces nouvelles et divers évènements pour lesquels nous vous solliciterons bien sûr en temps voulu… et puis prenez bien soin de vous avant que nous soit données les belles occasions de nous retrouver !
En toute amitié à vous,
Geneviève KORMANN
Présidente de l’APAC
Publié dans Manifestations
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Deux romans à dévorer… sinon rien!
À savourer avec délectation, les deux nouveaux romans de Jean-Paul DIDIERLAURENT et Gaston-Paul EFFA.
MALAMUTE Jean-Paul DIDIERLAURENT (Ed. Au Diable Vauvert – 18€ – 353 pages)
Le Malamute est une race de chien originaire d’Alaska souvent confondu avec le Husky auquel il ressemble tant… il est, dans une forme de huis-clos au cœur de la forêt des Vosges omniprésente dans ce roman, l’un des personnages principaux amenant le lecteur à pénétrer le lourd climat enveloppant soudain un village isolé par une terrible tempête de neige exceptionnelle.
Le vieux Germain vit seul dans une ferme, et sa fille lui impose de passer l’hiver avec Basile, lointain neveu, venant faire sa saison de conducteur d’engin de damage dans la station de ski proche. Dans la ferme voisine, où ses parents élevaient une meute de chiens de traîneaux quarante ans plus tôt, s’installe une femme venue, elle aussi, faire la saison en tant que conductrice émérite de dameuse. Une terrible tempête de neige va plonger le village dans un isolement extrême et faire resurgir l’ombre des Malamutes dans ce lieu désormais coupé du monde…
C’est un roman prenant… envoûtant parfois que nous offre Jean-Paul DIDIERLAURENT avec MALAMUTE. Passionnante sont les histoires intimes de chacun des personnages enfermés dans ce huis-clos de neige… et l’issue, dans tout son drame révélé, est belle. Reste le personnage quasi central de ce vieil homme si attachant malgré son si lourd et douloureux secret… et la neige… toujours la neige… À lire sans attendre!! G.K.
L’enfant que tu as été marche à côté de toi Gaston-Paul EFFA (Ed. Gallimard/Continents noirs -19€ – 180 pages)
Le 11 décembre 2018, au marché de Noël, la ville de Strasbourg est frappée par un attentat terroriste. Témoin et victime de l’horreur, le narrateur croit sa dernière heure arrivée. Des bribes de son passé resurgissent alors, chargées d’émotions fortes et singulières.
Gaston-Paul EFFA saisit avec une grande et profonde justesse ces moments charnières au cours desquels se joue l’adulte futur. Il dit combien les retrouvailles avec l’enfant que l’on a été permettent de surmonter les blessures de l’existence et dire, voire comprendre, celle ou celui que nous sommes à l’âge adulte.
Nourri de réminiscences et de rêves d’exil, c’est un roman sur la résilience que nous offre Gaston-Paul EFFA… autorisant le lecteur à une forme d’introspection personnelle permettant de dépasser les frontières tantôt dramatiques, tantôt jubilatoires entre l’enfance et l’âge adulte. À lire sans attendre!! G.K.
Publié dans Publications des auteurs
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Printemps des poètes… Plumes de désir!
J’aurais tant à te dire
pourtant il faut me taire
que faire d’un souvenir
qui pourrait te déplaire ?
Ton corps avec le vent
tes mains avec la feuille
les formes du printemps
les saisons qui s‘effeuillent,
quand meurt à chaque instant
la voix qui m’était chère
quand passent avec le temps
les oublieux hivers :
n’entends-tu battre en toi
le cœur de mes silences
aussi vrai que mes bras
t’emportent dans mes danses
et qu’au ciel de mes pas
comme un éclat de rire
se glissent sous mes doigts
les ailes du désir…
Claude Ammann
Le Désir
Il était une fois … l’histoire d’une envie 
L’envie de voyage, l’envie d’aventure
L’envie prend corps, un carnet de voyage suffit …
Un désir pour oublier la vie dure
Aimer les terres et caresser les Monts
Sublimer les lacs, fleuves, torrents, mers, océans
Parcourir les canaux et les rivières,
Sentir des fluides et des eaux
Gravir des vallons, montagnes, monts, sommets, glaciers
Des formes à toucher des pieds et des mains,
Les effleurer et les avoir pour soi,
Du Nord au Sud, le désir monte et monte
Pourtant, se ressent une chaleur parfaite,
Où est le Pic ? Pourtant les saints se vouent !
Il se tort dans le cirque du Silaos.
Dans les eaux de Kara, l’Oasis de Zagora.
Les ondées des fleuves coréens, se mêlent toutes à la mangrove.
Comme animal, le désir, la pulsion gonfle
Nul doute que l’on ne pense plus du tout, à l’Ouest …
Le plaisir arrive, là, le désir n’est plus
A l’Est, on vous aime aussi la Moselle,
la Meurthe, la Seille et la belle Plaine
Ruisselantes et réchauffées par le Dieu soleil
L’herbe n’y serait-elle pas plus verte ?
Corinne Derrieu http://herbierdevie.e-monsite.com
APPRENDRE À SE DÉPRENDRE
Femme aux yeux colère,
femme aux yeux misère,
femme fragile et pourtant si forte,
femme gracile que le moindre souffle emporte.
Envie de la protéger,
envie de la libérer,
envie de venir,
envie de rester
et puis devoir partir,
à jamais s’en aller…
l’oublier… ?
Femme bonheur quand elle parle,
et qui fait si peur quand elle se tait,
femme au bord des larmes,
envie de la serrer,
envie de la bercer
et puis… ouvrir les bras
pour qu’elle parte…là-bas…
là-bas en deux coups d’aile,
où sa liberté l’appelle,
là où je ne serai peut-être plus
qu’un souvenir de plus…
Femme respectée.
Faire silence et reculer.
Apprendre à se déprendre,
désir apprivoisé…
Qu’il ne reste que le tendre
entre nos mains serrées.
Bernard APPEL
« Les désirs inaccomplis demeurent les plus beaux »
Pierre CHARBONNEAU, journaliste, écrivain et homme politique québécois né en 1950
Le désir est le lien
où l’amour devient lierre.
Je saoule à son regard mes lisières de nuit noire ;
je l’entends qui gémit et délivre mes doigts.
Et tant et peu se donne
que toujours je m’étonne
que les grains de sa peau, sous ma main, s’abandonnent,
abreuvant les déserts
où ma vie s’emprisonne.
Bernard APPEL
Désir de vivre
Entends l’espoir, j’aspire…
A son cœur, retenir,
Le monde des vivants.
Printemps, sois poète,
Sur ses yeux endormis,
Ouvre volets jolis,
Aux couleurs chatoyantes.
Printemps, pour cet être,
Laisse fleurs s’épanouir,
Sur ses lèvres soupirantes.
Printemps, fait renaître,
Toute son âme engourdie,
Et corps endolori,
Au soleil réchauffant.
Printemps, d’un bouquet,
Quand s’éternise l’ennui,
Chuchote-lui la vie,
Dans un souffle de vent.
Printemps, dans sa tête,
Si vibre encore l’envie,
Sois désir infini,
Ne quitte plus son sang.
Nadine VELLA
Désir
Je te désire,
Inassouvi désir,
Dans océan de tendresse,
Va-et-vient inlassable,
Une vague, une caresse,
Déferlante, impalpable.
Je te désire,
Inassouvi désir,
A l’aurore, chaque jour,
Si belle promesse,
Merveilleuse liesse,
Que j’aimerai toujours.
Je te désire,
Inassouvi désir,
Sur cadran, à midi,
Aux rendez-vous manqués,
A tous ceux convoités,
Je t’appelle et te crie.
Je te désire,
Inassouvi désir,
Dans l’aube, enlacé,
Eclairant crépuscule,
En lettres majuscules.
Je te désire,
Inassouvi désir,
Coule dans mes veines,
Même vain, reviens,
Et sois mon refrain.
Je vous désire,
Inassouvis désirs.
Souvent insaisissables,
Parfois inavouables,
Mais jamais rébellion,
Et point de suspension.
Nadine VELLA
Caresses
Tissée de caresses la soie
De ta peau effleurée frissonne
Au couchant d’iris qui chatoient
Vers les gouffres où ils s’abandonnent
Pierre EYRIGNOUX
CHARMES DISCRETS
Les charmes ostensibles sont des allées battues
Où la beauté, sûre d’elle, n’est plus à découvrir 
Ce sont de beaux jardins parfaitement tenus,
Qui paradent toujours pour mieux vous conquérir.
Tu ignores le tien , ou feins de l’ignorer
Mais qu’importe après tout s’il sait nous abuser !
C’est un charme en jachère, c’est un jardin anglais
Qui voudrait nous faire croire qu’il est là sans apprêts …
Tu laisses au promeneur le long de tes bocages,
L’exquise liberté de s’y trouver en cage
En égrenant, perfide, durant ta flânerie
Çà et là aux talus tes sourires pâquerettes,
En creusant sous ses pas l’ornière de tes fossettes
Ou iront s’enliser toutes ses rêveries….
Tu passes devant lui, impériale ingénue,
Lointaine, indifférente à ses regards tendus,
Laissant parfois couler, entre les galets blancs,
L’impertinent ruisseau de ton rire sur tes dents…
Que du désir des yeux seulement il t’esquisse,
Et ta candeur blessée aux paupières exquises,
Légèrement rougit tes pommettes cerise..
Que lentement l’aurore de ta nuque se lève,
Le voilà renaissant chaque fois sur ta grève…
Que le vent sur la plage follement t’échevelle,
Il est l’amant jaloux dans tes mèches rebelles…
C’est un charme en jachère c’est un jardin anglais
Qui voudrait nous faire croire qu’il est là sans apprêt…..
Pierre EYRIGNOUX
EFFEUILLE QUI PEUT ! ou La Reine Marguerite
( Souvenir de « la Villa des Roses » de Djidjelli ) Comprenne qui pourra !
La Marguerite me cueillit
Blé en herbe dans la quinzaine ;
Grimpeuse de mâts de misaines
Elle avait pas mal navigué,
Et malgré ce prénom guindé,
Affichait des airs aguerris…
M’aima-t-elle un peu ou beaucoup,
Passionnément ou pas du tout ?
Ce n’était pas l’objet du deal,
Mais elle m’effeuilla sur le fil,
Eparpillant au p’tit bonheur
Tous les pétales de ma pudeur.
La fis-je grimper au rideau
Comme il est de mise au dodo ?
Je n’en doutai pas un instant
Dans la candeur de mes quinze ans… !
Vendant l’extase aux garnisons
Qui me fit faire mes premières armes,
Gentiment, en m’offrant ses charmes…
Quand je voulus la régler pour sa peine
La Marguerite eut un geste de Reine,
Fleur qu’elle fit à l’homme nouveau né,
En refusant d’accepter sa monnaie.
Pierre EYRIGNOUX
« Effeuiller la marguerite » : thème proposé à un concours de poésie au cours d’un repas entre amis
DÉSIR
Un soupir…
Je cueille la fleur de ton désir.
Sur tes lèvres,
Une fièvre.
Ton regard s’enflamme,
Me désarme…
Elan de tendresse,
Puis… l’ivresse…
Je me délecte à ta source
Tu m’enlaces,
Tu m’embrasses.
Dans tes bras je me laisse emporter
Pour m’ancrer…
Jusqu’au vertige.
C’est si bon d’aller
Vers ce je ne sais quoi
Qui est, toi !
Maïté PETIT
DOUCEUR DU SOIR
Ce soir,
C’est un grand soir,
Je te reçois
Dans mes failles de soie,
Avec ferveur,
Avec ardeur.
Rien que du bonheur !
Fond de robe en dentelles
A fines bretelles,
Dessous nylon,
Dessous fripons,
Déshabillé de soie,
Je sens tes doigts…
Lustrine un peu coquine,
Tu me taquines…
Je deviens mutine, câline.
Moire, tulle,satin et taffetas,
Tout est pour toi !
Fripures fragiles
Pour mains agiles…
Tissus froissés
Pour homme pressé.
Quand tu te perds
Dans mes froufrous
Tu fais, j’espère,
Plus d’un jaloux !
Maïté PETIT
EMMENEZ-MOI
Oui, emmenez-moi encore dans votre univers,
L’univers flamboyant des poètes.
Emmenez-moi faire escale dans votre sphère !
Mon cœur est à la fête :
Il veut partager votre lumière
Et toucher à l’éphémère…
Je suis suspendue à vos accents si troublants !
Vos mots pudiques et mélancoliques
Me bercent et m’enchantent…
Bien plus qu’une amante
Je serai votre égérie,
Votre muse.
Simple rêverie ?
Atmosphère vaporeuse ?
Fugue nébuleuse ?
Oh !Oui, emmenez-moi au-delà de moi !…
Je suis à bout, je me noie,
Je suis à vous, je suis… à toi !
Maïté PETIT
Le désir
Je désire, tu désires, il ou elle désire
Mais quoi ?
Ce mot rime-t-il avec plaisir
Pouvoir, ambition
Ou encore sentiments ou évasion ?
Chacun d’entre nous a au fond de lui-même
Des désirs inavoués qui posent parfois problème
Et, en fonction des circonstances,
Des aspirations en alternance.
Il est des désirs diffus
Qui à un manque ressemblent
Ils nous rendent parfois confus
Et qu’on les découvre on tremble
Parfois, ce que tu désires
Et ce à quoi j’aspire
Toi tu le dénigreras.
Mais chacun, qu’il soit homme, enfant ou femme
Devrait avoir au fond de lui ce qui fait notre humanité
Ce désir d’espérer la paix, ce besoin d’entretenir la flamme
Qui avec de la bonté, de la sagesse et de la probité mène à l’équité.
Mais que voilà de belles paroles, direz-vous d’un air sceptique
Les hommes sont ce qu’ils sont et ne changeront jamais
Alors, cessons de rêver, soyons lucides, pragmatiques
Voyons les choses en face désormais.
Le désir de quoi est-il vraiment l’objet ?
Dans ce monde consumériste
Les derniers gadgets sont à la mode
Rares sont ceux qui résistent
A l’attrait de ces objets si commodes.
Pour les obtenir, l’argent est devenu roi 
On le désire donc sans honte
Puisqu’il est la plus courte voie
Pour y trouver son compte.
Argent et pouvoir vont de pair
Le désir d’y accéder est si fort
Que pour le satisfaire
Certains jouent les matamores.
Mais le plus souvent
A l’évocation du mot désir
On pense automatiquement
A l’amour et ses plaisirs.
Pourquoi, dans une profonde solitude
N’aspirerait-on pas tout simplement
À un peu de tendresse, de sollicitude
Pour égayer la vie suffisamment ?
Dans ce monde de conflits, de laideurs de toutes sortes
La recherche du beau dans la nature et les arts
Ouvrirait bien des portes
Pour dissiper le cauchemar.
Et, dans la triste période que nous vivons
N’avons-nous pas tous un seul désir :
Le besoin vital d’une évasion
Qui nous ferait à nouveau sourire ?
Geneviève BOBIOR-WONNER
La Première-Bouffée de Toi
À Natacha
Il dépose en Hommage ses Baisers-allumettes à la Naissance
de son Souffle, Lèvres Papier-à-cigarette, bien roulées, pour
prendre une première Bouffée de sa Bise-légère, de son
Âme-consacrée ; et part en Volutes de Fumée au Pays de ses
Yeux-Cieux, bercé entre Schumann et Stravinsky.
© Jean DORVAL
Extrait du recueil de poésie Le Test-Amant publié chez EDILIVRE en 2019
JE VEUX ÊTRE
Je veux être ta douceur, ton miel.
Je veux être celle que tu respires.
Je veux être celle qui te fait conjuguer
Désir et plaisir.
Je veux être celle qui partage
Ce débordement puissant,
Celle dont le corps épouse ton corps,
Ruisselante de désir, d’Amour.
Bercés comme le va-et-vient de la mer,
Puis inondés par la vague déferlante
Qui nous emporte
Dans un vertige,
Et nous laisse apaisés
Sur le rivage de l’Amour.
Colette LAVILLE-DEREAU
Extrait du recueil « Nuances de poésies amoureuses)
VIENS
Viens partager mon torrent d’Amour
Mes plus secrets désirs
Viens vers un ailleurs
Qui sait nous mener jusqu’à la liberté
Viens savourer le miel de mes rêves
Qui nous fait glisser vers le plaisir.
La nuit comme moi
A dénoué sa chevelure
La lune voilée
Est propice pour les amants.
Viens glisser ta main
Mais tu ne viendras pas
Tu as effacé mon visage
Sable mouvant
Emporté par le vent de l’oubli.
Colette LAVILLE-DEREAU
(Extrait du recueil « Nuances de poésies amoureuses »)
Le désir
Mais qu’est-ce donc cette sensation,
Qui soudain dans mon cœur cohabite,
Qui voluptueusement fait naitre ma passion,
Telle une fête palpite, s’agite, s’invite,
Fait des bonds, vagabonde,
Telle une onde blonde,
Au fin fond de mon ultime jardin,
Ruisselle le long de mes reins,
Furibond, fécond, sans perdre une seconde,
Déferle sur mon existence, me procure une joie intense,
Frissonne et charme les pétales de mes roses,
Qui sous son souffle éclosent,
Et voilà que mon âme s’enflamme,
Est-ce toi le désir ?
Si fin, si arrogant, si plaisant,
Qui déferle dans mon corps tel un océan,
Qui gronde sous l’horizon brûlant,
Caresse avec délicatesse mes lendemains,
Me pousse à siffloter un refrain,
Et soudain sans plus tenir, je me mets à écrire,
Cette grâce qui me fait sourire, rire, à ne plus tenir,
Des paroles frivoles qui papillonnent et s’étiolent,
Jusqu’à la douceur du petit matin.
Virginie JOTZ
Le désir
Le désir à n’en plus finir, à gémir, à frémir,
Le désir à nous trahir, à ne pas fléchir, à nous engloutir,
Qui se lit dans les regards unis de nuit,
Qui discrètement au petit jour s’enfuit,
Se réfugie sur les lacs argentés de nos rêves,
Que l’aube venteuse, menteuse soulève,
Le désir haletant des corps amoureux,
Qui s’arc boute comme un feu joyeux,
Qui sous les baisers inapaisés éclore,
Se découvre peu à peu comme un trésor,
Le regard piqueté d’étoiles qui se croise, s’apprivoise,
Qui s’enlace, qui se froisse, qui s’égare dans la lumière,
Le désir qui jaillit, qui gronde comme la mer,
Qui cogne et hurle dans le cœur avec splendeur,
Tandis que les heures s’égrènent et se meurent,
Et les corps assoiffés de caresse, de tendresse implorent,
Le désir qui dévore les chairs sous sa passion et aura raison.
Virginie JOTZ
Le plaisir de s’embrasser
Le plaisir de s’embrasser Je te demande pardon Oui, le plaisir de t’embrasser Un million de fois, c’est trop bon
Je me demande parfois Quelle chance, les personnes À toi, auprès de toi, Ont profit de ta personne?
Je voudrais, auprès de toi, Avoir, l’aventure d’une fois L’espoir, d’un je ne sais quoi, Pouvoir, simplement être avec toi
Je t’envie, je respire, J’aspire être avec toi Une douleur, un manque, Tu es trop loin de moi
J’étouffe, je supplie Et pourquoi tout cela pour ça? Ton amour, ta joie de vivre, Tout cela est bien là-bas
À distance, je pense, je transcende Parfois c’est mieux comme ça Pas de problème, pas d’ingérence Au moins il n’y a pas le choix
Et oui je t’aime et pourtant Une petite voix me dit,pourquoi toi? Cela me bouleverse, cela m’enchante Tout ça c’est plus fort que moi
Paradis sur terre ? Connivence Oui,au plus profond de moi Oui, mon très cher, attirance Union et face à face, toi et moi
Dans tes bras, pas de danse Une vraie chance pour moi Accessoire, révérence Un pas de deux pour toi
L’amour nous mène, où ? Je ne sais pas, Envers et contre tout, je ne sais quoi Par-ci, par-là, et pourquoi ? Nos cœurs se débattent, c’est trop pour moi
Je n’en peux plus, de tout cela Et malgré tout, je te veux encore toi Je t’espère, je rends grâce à notre amour Pour rien au monde, je n’arrêterai cela
Encore toujours, Un petit peu de toi Le plaisir de s’embrasser Le meilleur moment de toi
Le plaisir de t’embrasser Le meilleur moment avec toi Dans tes bras, que toi et moi Dans tes bras, l’amour voilà.
Anne-Sophie CHARBIT CHENIQUE-2013
Vision partagée
Délaisser le frisson qui t’anime Ce soubresaut attendri et transi Dormir un peu sur le flanc De l’autre côté du soleil Doucement assoupir les doutes Docile sinon soumis à ta loi
Et voir le monde à travers tes yeux Comme un songe éveillé qui ne finirait pas Dont les délices dorés capitent légèrement Et goûter le monde à travers ta bouche Comme une saveur sucrée s’instille durablement À la périphérie des lèvres subsiste ton parfum
Unique
Novembre 2010
Guillaume PERNIN
Surprise du désir
Partie en balade dans la forêt
Jouxtant la maison,
Elle croit voir deux yeux,
Brillant dans les taillis,
Deux yeux qui semblent la suivre.
Elle poursuit sa promenade
Cherchant à son tour
Les yeux qu’elle avait cru voir.
Au détour d’un chemin,
Adossé à un châtaignier,
Elle aperçoit un grand chien, tout pelé,
Couvert de griffures et de morsures.
Elle prend pitié de lui et lui jette trois sucres
Qu’il ne touche pas.
Il reste assis, l’œil ouvert et brillant,
Le museau étiré vers elle, en attente.
Elle avance vers lui, il se couche au sol,
Tout tremblant.
Elle comprend son désir et fait demi-tour
Suivie pas à pas par celui qui désormais
Sera son compagnon.
Christiane HARTWEG
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Michel TOURNEUR (1952-2012)
Michel TOURNEUR habitait à Annepont (17350). Il était né le 15 février 1952 à Saintes et s’est éteint le 18 août 2012 des suites d’une longue maladie.
Fils d’Yves TOURNEUR, Président fondateur de l’APAC, il fut avec son père à l’origine de la création de l’association. 
Ce recueil que nous transmet son frère Xavier TOURNEUR est dédié à sa passion pour l’écriture. Laissant à sa famille 23 poèmes, c’est en sa mémoire que s’est décidée l’édition d’un recueil les rassemblant… Car, en effet, “On n’écrit pas de poésie pour soi-même. Elle est faite pour dire et crier, pour pleurer ou chanter, pour être entendue des autres”. (Marguerite PUHL-DEMANGE)
En ce lendemain de la Saint Valentin, nous lui rendons hommage par ce poème choisi. G.K.
À TOI MON AMOUR
Lentement je m’étends sur ton bras qui m’enlace Nous nous abandonnons au secret de l’ amour Et je sais que déjà je t’aimerais toujours Tout comme le jour où j’étais ton lovelace.
Et mon corps sur ton corps allongé te rend grâce De secousse en secousse nous finissons le jour. Mais je suis obligé de quitter ce velours Attendant à demain pour reprendre la place.
Demain est déjà là et nous voilà tous deux Nu! tout nu avec toi je me sens amoureux Montant douce vénus aux pays des merveilles.
De mon nez sur ta peau dont je sens le parfum Doucement je caresse des beaux et doux seins Fiévreusement je baise tes lèvres vermeilles.
Michel TOURNEUR
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